Entrainement au Vietnam 2011

Février 2011, pour la 3e année consécutive, le club organise un voyage d’entrainement de Vovinam Viet Vo Dao au Vietnam. Tous les élèves (adultes) qui le souhaitent peuvent venir s’entrainer au Vietnam, dans le lieu emblématique de notre art martial, le To Duong qui se trouve à Saïgon (Hô Chi Minh Ville).
Cette année Yann, Benjamin, Florène, Jordan et Jamel, qui ont au moins 1 an de pratique ont rejoint Jérôme, Jean Michel, Céline, Stéphane, Christophe, Michaël, et Olivier. Deux élèves de 1ère année se sont également entrainées avec nous : Jennyfer et Mai Lan. Nous commençons donc à être nombreux, et les places vont devenir très chères. Attendez-vous à une sélection l’année prochaine ;-)r
Au programme : Nouvel an vietnamien, entraînement à Long Hai (station balnéaire), entraînement au To Duong, week-end sur l’île de Phu Quoc , visite des tunnels de Cu Chi. Puis dans un prochain post… 1 semaine au Cambodge et visite des temples de Angkor.
Têt, nouvel an vietnamien
1ère étape : Jérôme, Stéphane et Olivier arrivent plus tôt que d’habitude afin d’assister aux festivités du nouvel an vietnamien : le Têt. C’est vraiment très étrange car la ville est à la fois endormie et encore plus vivante que d’habitude. En gros, beaucoup de magasins et restaurants sont fermés, les habitants font la fête en famille, sortent dans les rues et les divers parcs où ont lieu de sympathiques manifestations. Les rues sont donc pleines à craquer, ce qui est déjà le cas en temps normal !




La ville est très colorée, décorée, illuminée et l’on voit les femmes sortir leurs plus beaux Ao Dai (tuniques vietnamiennes) et des gens effectuer dans les rues des danses du lion ! Ces danses (danses du lion et danses du dragon) sont également présentes lors de rassemblements de Vovinam Viet Vo Dao. Peut être un jour, en verrons nous aux Lilas.
Comme d’habitude, nous louons des scooters pour rouler dans la ville. Nous en profitons pour aller nous balader à quelques dizaines de kilomètres, à Mont Buu Long : la Baie d’Halong du sud, (rien que ça). Une véritable arnaque que cette accroche purement commerciale. La splendeur de la Baie d’Halong n’a strictement rien à voir. Néanmoins ce fut une bonne promenade, avec en prime une roue crevée sur le retour… et un arrêt au garage local !


Entrainement à Long Hai
Cette année, Maître Albert (5e dang) nous a proposé de nous entraîner à Long Hai, une station balnéaire vietnamienne (pour les vietnamiens), à a un peu plus de 100km de Saïgon.
Quan, jeune maître 4e dang officiant au To Duong, nous a accompagné, avec Hung un de ses élèves ceinture noire (très fort !). Nous nous entraînons sur une grande dalle de pierre (du carrelage en fait) juste en face de la mer. Entraînement matin et après midi, avec bien entendu une pause baignade et bronzage après chacun d’entre eux :-)



Nous profiterons de cet entraînement un peu particulier, en dehors du To Duong, pour voir des techniques avancées, et plus spécialement le maniement des armes. En fonction des grades, nous avons pu voir les techniques de sabre, les techniques de bâton, et le quyen de la hallebarde.

Nous sommes plus nombreux que les autres années et il devient difficile de trouver une table pour manger tous ensemble. Et encore… tout le monde n’est pas réuni, puisque certains n’arriverons que la deuxième semaine d’entrainement !
À Long Hai, on mange plutôt bien et la spécialité de la région est le Bo Kho, une sorte de boeuf bourguignon à la vietnamienne servi avec du pain. C’est également excellent servi en soupe avec des nouilles.


Long Hai est aussi un grand village de pêcheurs. Nous profitons d’une belle après midi ensoleillée pour faire une petite balade. Le village est situé juste à côté du resort où nous nous entrainons. Cela pose d’ailleurs de sérieux problèmes de pollution. En effet la plage est jonchée de détritus en tous genres : bouteilles en plastique, morceaux de filets de pêche, paquets de cigarettes… La mer, sur ses 10 premiers mètres, est également très chargée et il faut aller au large pour être tranquille.
Le village de pêcheur est très intéressant. C’est l’occasion de voir les vietnamiens préparer leur bateau et leurs filets, d’en voir d’autres revenir de la pêche à bord de ces bateaux paniers (ou bateaux ronds) et vendre les poissons à même la plage. Nous constatons également la grande pauvreté de ces vietnamiens et leurs conditions de vie pas vraiment extraordinaires. Néanmoins, ce qui est merveilleux avec les vietnamiens, c’est leur sourire toujours présent.



Nous terminerons notre séjour par quelques photos sur la plage. Notons la merveilleuse grimace de Quan sur le ciseau 9. Une dernière photo de groupe, avant de reprendre la route pour Saigon : compressés à 10 dans le mini van (sans compter les valises et le chauffeur) !



Week-end prolongé sur l’île de Phu Quoc
Avec ses 585 km², ses 50km du Nord au Sud et ses 20km d’Est en Ouest, Phu Quoc est la plus grande île du Vietnam.
Un peu comme la Corse qui est plus proche de l’Italie que de la France, Phu Quoc est beaucoup plus proche du Cambodge que du Vietnam. Si pour la Corse le problème semble réglé, pour Phu Quoc, cela reste très tendu car le Cambodge réclame la souveraineté de l’île. Ainsi, on trouve beaucoup de bases militaires au nord de l’île, la partie exposée au Cambodge. Ces bases ferment au fur et à mesure que les hôtels se construisent, et que le tourisme s’installe.
Le Vietnam compte faire de Phu Quoc un joyau touristique. Honnêtement ce n’est pas encore gagné, bien que Phu Quoc soit une île très jolie, très agréable et, pour le moment, encore relativement sauvage.

Notre hôtel est le Phu Quoc Paris Beach, tenu par un français marié à une franco-vietnamienne. Un bon hôtel, propre, où l’on mange très bien, avec une équipe jeune et très sympa. L’hôtel est en front de mer mais nous apprenons du gérant que la plage a disparu en quelques années. D’après lui, il s’agit du réchauffement climatique mais il est plus probable que ça soit plutôt les fondations de l’hôtel qui en sont responsables. Pas de « loi Littoral » à Phu Quoc où les autorités ne sont pas très sévères sur les normes environnementales.
Autre enquiquinement, mais pour toute l’île : les oursins ! Pratiquement tout le monde y est passé !
Par contre, s’il y a bien une chose formidable sur cette île, ce sont les couchers de soleil ! Ils sont juste magnifiques.



Phu Quoc est encore relativement sauvage. Il y a peu de routes goudronnées et beaucoup de pistes en latérite. Nous louons donc six scooters (motobike) et partons vers les plages du Sud. Promenade mouvementée :-). Les scooters ne sont pas vraiment adaptés à ces routes pleines de cailloux et de parties ensablées qui glissent énormément.

L’arrivée est un soulagement pour bon nombre d’entre nous qui pouvons enfin reposer nos fesses qui ont été malmenées sur les routes chaotiques. Nous nous arrêtons sur la plage la plus connue de l’île : Bai Sao (ou Sao Beach). Les patrons d’une gargote nous installent des tables sur la plage, pour un bon repas. Ce riz sauté à l’ail, mmm, un délice !
Quant à la plage, le potentiel est là, mais il faut avouer qu’elle n’est pas du tout entretenue. Ce n’est donc pas très propre. Et il y a bien entendu des tas d’oursins. Néanmoins jolie plage où il fait bon se baigner et prendre le soleil. Et dire que nous sommes au mois de février !



Le retour sera encore mouvementé avec pas moins de deux accidents ! Jamel et Céline s’en souviendront ! Bravo à eux, la prestation fut belle pour les observateurs. Rien de grave, mais de belles égratignures et légères brulures. Attention les prochaines fois.

L’île de Phu Quoc est connue pour deux choses : le nuoc mam et la culture du poivre.

Pour la deuxième année (et sûrement pas la dernière), nous profitons de ce séjour pour faire de la plongée sous marine. Les niveaux sont très différents, certains ont des diplômes leur permettant d’évoluer en autonomie mais pour d’autres ce sera des baptêmes et pour certains une toute première fois.
La plongée a lieu dans le nord de l’île. Nous mettrons plus d’une heure et demi pour se rendre aux spots, c’est long. Surtout à la rame :-)

Le site de plongée n’est pas extraordinaire. Il y a très peu de vie et le corail est mort. Le léger réchauffement de la température de la mer et les méthode de pêche locale (à la dynamite) en sont les principaux responsables . La visibilité n’est par ailleurs pas extraordinaire dans le coin (on peut le constater sur la deuxième photo). Nous passons néanmoins un bon moment en nous faufilant dans les petits canyons et en passant entre et sous les roches. Cette longue journée en mer reste donc une bonne expérience pour tout le monde.


Le dernier jour, pendant qu’une partie de la troupe préfère lézarder au soleil, une partie d’entre-nous part dans le nord de l’île pour une longue balade dans des décors irréels. Nous suivons les pistes et empruntons des chemins invraisemblables à travers les villages.

La grande spécialité de l’île de Phu Quoc est le nuoc mam. Il s’agit d’une sauce à base de poisson très utilisée dans la cuisine vietnamienne. Certains vous dirons que le nuoc mam, c’est un peu comme le camembert, c’est très bon, mais ça sent très mauvais. Dans le cas du nuoc mam, pour que ça soit bon, il faut qu’il soit cuisiné ou mélangé à d’autres produits comme pour la « sauce nems ».
La première étape consiste à faire sécher les poissons. Nous avons la bonne surprise lors de cette sympathique promenade de passer aux milieu de ces champs de poissons. L’odeur qui s’en dégage est vraiment très forte mais c’est pour nous l’occasion de découvrir une partie de la chaîne de fabrication du nuoc mam. Nous rencontrons uniquement des femmes, accueillantes et souriantes comme toujours.

Comment faire lorsqu’on arrive à court d’essence et qu’il n’y a pas de station à proximité ? Il suffit de se rendre dans ces nombreuses stations locales, qui vous vendent de l’essence en bouteilles ! C’est une source de revenus pour beaucoup de vietnamiens et l’essence y est à peine plus cher bien qu’il existe un prix pour les vietnamiens et un prix pour les touristes.

Le port de pêche de Ganh Dau où nous nous sommes rendus est plutôt vaste pour l’île. Il y a beaucoup de bateaux mais là encore on ne peut que déplorer l’état des lieux. C’est vraiment très sale, et on ne voit même plus le sable sous les montagnes de détritus. Les cargaisons des pêcheurs semblent pleines, ce qui risque de ne pas durer. La protection de l’environnement ne semble vraiment pas être une priorité. Ça se fera doucement, mais espérons très vite.

Avant de repartir pour Saigon, c’est l’heure de la photo souvenir ! Une bonne équipe, des gérants sympas, nous conseillons l’hôtel (Paris Beach) à ceux qui souhaitent se rendre sur Phu Quoc. Pour les amoureux de nature, vous pouvez aller faire un tour au Freedomland, en pleine forêt.

Tunnels de Cu Chi
Les tunnels de Cu Chi sont un vaste réseau de souterrains aux alentours de Saigon. Ils ont servis de camps de base aux forces du Vietcong pendant la guerre du Vietnam et ont joué un grand rôle. Les vietnamiens dormaient et vivaient dans ces tunnels conçus de façon très ingénieuse. Par exemple, la cuisine et la cheminée d’évacuation des fumées pouvaient être distantes de plusieurs centaines de mètres afin d’éviter les dégâts des bombardements si les avions repéraient la fumée.
Les lieux étaient très étroits. La partie réservée aux touristes a été largement agrandie et malgré cela, il vaut mieux ne pas être claustrophobe pour s’y rendre. Il y fait aussi très chaud, on étouffe vite.

Un espace a été aménagé afin de s’essayer aux tirs avec différentes armes lourdes. On peut voir ci-dessous l’arme de Rambo maniée par Jordan…

Sur le chemin du retour, outre les embouteillages auxquels nous sommes désormais habitués et aux motos avec 4 voire 5 passagers ou servant à transporter des animaux, nous avons l’occasion de voir le transport d’oeufs de poules ! Ce pays parvient toujours à nous surprendre. Un coup de frein et c’est l’omelette garantie !

Entrainement de Vovinam Viet Vo Dao au To Duong
Certains d’entre nous ont pris l’habitude de louer un scooter pour rouler dans Saigon. Certes la circulation est difficile mais ça roule lentement et on se fait vite aux règles de circulation locales. D’autres préfèrent le confort du taxi Vinasun avec ces chauffeurs toujours impeccables et la climatisation qui rafraichit uniquement les deux premières rangées de sièges (nous alternons à chaque course grâce à une organisation parfaitement rodée ;-)

L’entrainement a lieu avec Maitre Sen et Maitre Quan. Maitre Quan que nous commençons à bien connaitre et qui nous a rendu visite en octobre 2010 (voir l’article).

Nous avons également pu assister au cours enfants et ados. C’était une première et c’était très sympa. L’ambiance est détendue, mais les élèves sont appliqués. C’est aussi ce que nous essayons de mettre en place aux Lilas. Honnêtement… il nous reste une de ces deux choses à mettre en place :-)



Le dernier jour aura lieu la cérémonie de l’encens en l’honneur du Maître Fondateur Me Nguyen Loc et du Maître Patriarche Me Le Sang, qui nous a quitté en 2010 (voir l’article).

Saigon la nuit
Saigon est une ville vivante dès le lever du soleil. À 6h du matin, il est possible de prendre son petit déjeuner (un phô – soupe vietnamienne ou une côté de porc grillée avec du riz). Les magasins ne ferment pas très tard, comme en France. Les restaurants ferment aussi relativement tôt, avant 22h. L’avantage est que cela nous pousse à nous coucher tôt pour les entrainements du matin !
Le soir il y a de nombreux bars et boites de nuit, essentiellement dans le quartier des routards ou le quartier des expatriés. Un soir, une fille de notre groupe qui est également chanteuse et musicienne se produisait dans un des bars de la ville. Un bon moment et une belle ovation.

Saïgon est traversée par le fleuve du même nom. L’autre côté de la rive offre une belle vue de nuit, notamment avec la nouvelle tour érigée en 2011.

Le Cambodge
Le groupe se sépare au bout de deux semaines. Une partie du groupe rentre à Paris, d’autres continuent de leur côté mais le gros de la troupe (12 personnes) se rend au Cambodge pour visiter notamment les temples d’Angkor. (récit à suivre)
À l’année prochaine
Mince, c’est déjà fini… Voilà encore un bon séjour au Vietnam. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter ! Nous invitons un maximum de personnes à nous rejoindre car c’est vraiment une belle expérience.
À l’année prochaine.
Commentaires pour l'article “Entrainement au Vietnam 2011”
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alberic on juillet 2nd, 2011
Fichtre, certaines photos sont vraiment magnifiques!
(les autres sont seulement très belles)
Olivier Fleury on juillet 2nd, 2011
Merci Alberic. On va essayer de faire encore mieux l’année prochaine ! Objectif : donner encore plus envie aux pratiquants de partir !!